Le Métro du Grand Paris

Evolution des caractéristiques de la liaison Orly – Versailles


Dans le projet présenté au débat public, la liaison entre Orly et Nanterre était réalisée par la ligne verte du métro du Grand Paris. Le tronçon concerné représentait un linéaire d’environ 45 km, dont près de 18 km pour la section Versailles – Nanterre. Entre Orly et Versailles, la ligne comprenait quatre gares identifiées, laissant ouverte la possibilité d’une gare
supplémentaire dans le secteur de Saint-Quentin-en¬Yvelines.
Dans cette configuration de réseau, la ligne verte possédait une fonction affirmée de rocade de moyenne couronne, permettant de relier de manière directe et rapide l’aéroport d’Orly, les grands pôles du Nord de l’Essonne, l’Ouest de l’agglomération (grâce à la correspondance à Versailles avec les grandes radiales ferroviaires), et les secteurs de Nanterre / La Défense, Saint-Denis Pleyel et Roissy / Villepinte / Le Bourget. Depuis le pôle scientifique et technologique du plateau de Saclay, la ligne verte assurait ainsi un temps de parcours inférieur à 25 minutes à destination de Paris, et un temps de parcours inférieur à 55 minutes à destination de l’aéroport de Roissy, avec un matériel roulant pouvant atteindre une vitesse de pointe de 100 km/h.
A l’occasion du débat public, la question de la liaison Orly – Versailles et, plus spécifiquement, de la desserte du plateau de Saclay s’est révélée un sujet polarisant. Le protocole du 26 janvier 2011 relatif aux transports publics en Ile-de-France faisait ainsi le constat d’un désaccord entre l’Etat et la Région sur les enjeux de desserte et les perspectives de développement du plateau de Saclay.
En réponse aux attentes exprimées au cours du débat public et pour tenir compte du report de la liaison Versailles – Nanterre, la Société du Grand Paris a été amenée à faire évoluer les caractéristiques de la liaison Orly – Versailles.
Les scénarios étudiés ont consisté à renforcer la fonction de desserte du territoire traversé, tout en préservant la préfiguration d’une liaison rapide régionale. Ces scénarios restent fondés sur un mode
métro automatique,moins capacitaire mais susceptible d’évoluer avec les besoins de transport.
La liaison intégrée au schéma d’ensemble comprend ainsi la création de six à sept gares supplémentaires, répondant à des demandes de desserte exprimées lors du débat public. Aux franges Ouest et Est du plateau de Saclay, les gares nouvelles ajoutées au projet d’origine s’insèreront dans un tissu urbain dense en entreprises, en centres de recherche et en logements (secteurs de Saint-Quentin-en-Yvelines, Massy, Antony / Wissous). Sur le plateau, les gares nouvelles auront pour vocation d’accompagner le développement programmé d’activités dont certaines sont déjà fortement implantées.
En complément, dans la continuité des contributions de l’Atelier International du Grand Paris et du protocole Etat-Région, différentes opportunités d’une insertion en aérien sur viaduc ont été étudiées sur le tracé, alors que le projet proposé au débat public envisageait une insertion intégralement souterraine. Dans cette perspective, le tracé intégré au schéma d’ensemble présente notamment deux secteurs où des variantes d’insertion contrastées sont envisageables: entre Orly et Massy d’une part, entre Saint-Quentin et Versailles d’autre part.
Dans tous les cas, l’objectif d’une vitesse commerciale élevée demeure un enjeu majeur sur cette liaison, afin de maintenir un effet de report modal significatif depuis la voiture particulière et de permettre le bouclage à terme de la section Versailles – Nanterre.
Avec un matériel roulant pouvant atteindre unevitesse de pointe d’au moins 100 km/h et une vitessecommerciale de 65 km/h

Les mots qui font Débat:  le passage en aérien devra être privilégié

Au vu de ces éléments, la variante de tracé de la ligne verte passant par la gare « Versailles Chantiers » plutôt que par la gare « Versailles Matelots » est retenue au schéma d’ensemble.
Une attention particulière sera accordée à la préservation des espaces naturels et agricoles du plateau de Saclay, conformément aux dispositions de la loi du 3 juin 2010. La réalisation de la ligne Orly – Versailles devra être compatible avec les objectifs de protection d’au moins 2 300 hectares de terres consacrées aux activités agricoles sur le plateau de Saclay; le passage en aérien de la ligne devra être privilégié pour préserver le réseau hydrographique du plateau et favoriser l’insertion urbaine de l’infrastructure.
Sur le secteur d’Antony, un tracé souterrain sera privilégié en cohérence avec les dispositions qui seront prises pour le projet d’interconnexion Sud des TGV.